30 octobre 2009
Le 58 eme RI et les mutineries de 1919 en mer Noire et en Orient
ARTICLE TIRE DE L' ENCYCLOPEDIA UNIVERSALIS
En 1919, et particulièrement en avril, des mutineries de marins français éclatent en mer Noire. Quelle était la situation dans cette Russie méridionale un an après octobre 1917 ?
La Russie connaît à la fois la guerre civile et l’intervention étrangère. En Ukraine, les Allemands soutiennent l’hetman Skoropadski qui sera vite éliminé par Petlioura. Plus au sud, opère le général blanc Denikine.
D’après l’armistice du 11 novembre, les troupes allemandes doivent évacuer les territoires
russes « dès que les Alliés jugeront le moment venu ».
Le 13 novembre 1918, une flotte alliée mouille devant Constantinople dans le but officiel de veiller à cette évacuation. La deuxième escadre française, commandée par l’amiral Amet, et deux divisions de forces terrestres, avec le général Franchet d’Espéret, commencent l’intervention : le 13 décembre intervient l’occupation de Sébastopol ; le 18, celle d’Odessa et, en janvier 1919, celles de Nikolaïev et de Kherson. Simultanément les bandes de Petlioura et de Gregoriev opèrent en Crimée, les forces de Krasnov dans la région du Don, celles de Denikine au Kouban.
Quels sont les objectifs réels ? Dès le 23 décembre 1917, une convention franco-anglaise prévoyait des zones d’influence : pour la France, la Bessarabie, l’Ukraine et la Crimée. Pour empêcher les soviets d’occuper le vide créé par le départ des Allemands, Clémenceau propose, le 21 novembre, à Franchet d’Espéret « un plan général pour l’isolement économique du bolchevisme en Russie en vue de provoquer sa chute ». En même temps des directives prévoient le soutien des gouvernements locaux ; des Russes blancs réunis à Jassy, le 20 novembre, demandent à l’Entente l’envoi d’un corps expéditionnaire pour renverser les soviets. L’ordre d’occuper les ports est donc un aspect de la politique du « cordon sanitaire » : étouffer l’économie soviétique et isoler l’Europe de la contagion des idées révolutionnaires. Peut-être est-ce aussi un certain désir des milieux économiques de récupérer les emprunts consentis avant la guerre en contrôlant le Donbass ?
Du côté soviétique, Rakovski, qui est placé à la tête du gouvernement provisoire d’Ukraine, a un double objectif : contrôler le pays pour en obtenir les richesses, déclencher à partir d’une Ukraine soviétique la révolution dans la péninsule balkanique et, dans l’immédiat, faire retrouver aux travailleurs européens envoyés à la guerre leur conscience prolétarienne. Les mutineries vont sembler justifier ces perspectives. Les premiers soulèvements eurent lieu dans les troupes terrestres. Le 4 février, le 58e régiment d’infanterie refuse de combattre à Tiraspol’ sur l’autre rive du Dniestr ; le 8 mars, deux compagnies du 176e régiment d’infanterie s’opposent à un ordre d’attaque à Kherson. Le 5 avril, même refus de groupes du 19e régiment d’artillerie à Odessa, où des sapeurs du 7e génie fraternisent et laissent aux bolcheviks du matériel. Puis, du 10 au 30 avril, se déroulent les grandes mutineries de marins. En Roumanie, à Galatz, le chef mécanicien André Marty projette de s’emparer du torpilleur Protêt, d’enfermer les officiers et de rallier les bolcheviks à Sébastopol. Le complot découvert, il est arrêté le 16 avril et sera condamné à vingt ans de travaux forcés. Le 17 avril, sur le croiseur France, des protestations éclatent ; quatre matelots sont enfermés, mais, deux jours plus tard, l’équipage révolté les libère, élit des délégués, exige le retour à Toulon. Le 20, le drapeau rouge est hissé sur le France, le Jean-Bart, La Justice au chant de L’Internationale. L’après-midi, des marins qui manifestent dans Sébastopol avec la population essuient le feu de soldats grecs. Le calme revient les jours suivants, les délégués, d’abord seuls obéis, voient leur rôle décroître. Mais le Jean-Bart ainsi que le France regagnent Toulon et Bizerte.
Une autre mutinerie a lieu le 25 sur le Waldeck-Rousseau devant Odessa. Un comité de marins décide la révolte, exige la délivrance de Marty et le retour en France. Dans les jours suivants, le bâtiment rentre en France ainsi d’ailleurs que tous les navires de la mer Noire. Mais l’effervescence continue en mai et en juin à Toulon, à Brest, à Bizerte, en Grèce (sur le Guichen avec Charles Tillon) et même à Vladivostok...
Cette crise, qui surprit le commandement, a plusieurs causes. Des raisons matérielles : hiver pénible, courrier désorganisé, corvées incessantes dans les ports paralysés par les grèves des dockers russes. Les équipages sont démoralisés par une guerre longue, et l’armistice, pour eux, c’est la démobilisation : « Nous ne sommes pas en guerre contre les Russes ; nous voulons rentrer en France », répètent-ils. Marty nous dit que les marins lisaient les journaux pacifistes comme La Vague et Le Journal du peuple ainsi que les discours des députés socialistes contre l’intervention. Des tracts et journaux clandestins sont édités par les bolcheviks, en particulier par le groupe communiste français animé à Odessa par Jeanne Labourbe, qui sera fusillée le 1er mars 1919. Le ministre de la Marine affirme d’ailleurs, le 17 juin, aux députés que la cause des troubles est la propagande révolutionnaire.
Ces mutineries n’expliquent qu’en partie l’évacuation ; en fait, il n’y avait qu’une division à Odessa et les Alliés comptaient surtout sur les Blancs : ils furent très déçus par Denikine. Ces mouvements sont importants dans la mesure où ils s’intègrent dans une crise politique et sociale mondiale qui dépasse la simple histoire militaire.
Affiches des expositions qui se déroulent par chez nous.
Deux expositions avec conférence se déroulent par chez nous, la première à l'Isle sur la Sorgue avec une conférence de Mistre Maurice et la seconde à Courthézon où je ferai une conférence sur les Provençaux dans la grande guerre.
04 octobre 2009
Journée du livre d'histoire à Velleron le 27/09/09
L'association "Les amis du vieux Velleron" a organisé une journée du livre d'histoire à Velleron le 27 septembre 2009. Notre association ayant été invitée, j'en ai profité pour vendre la première réalisation de celle-ci, un opuscule sur l'affaire du 15ème corps d'armée et les soldats du Vaucluse.
J'avais aussi pris contact avec la maison d'édition "C'est à dire" qui a publié les livres suivants:
"Un officier du 15ème corps. carnet et lettres de Guerre de Marcel Rostin" Olivier Gaget.
"La légende noire du 15ème corps, l'honneur volé de Provençaux par le feu de l'insulte" Maurice Mistre.
"Souvenir de Verdun. Sur les deux rives de la Meuse avec le 164ème RI" Carnet d'Eugène Carrias.
qui m'a fait parvenir quelques exemplaire que j'ai vendus en même temps de notre opuscule.
Notre petit livret (60 pages) retrace, à l'aide d'un texte qui met en scène des soldats vauclusiens, la période entre le 1er et le 24 août 1914 date à laquelle parut l'article qui déclencha "L'affaire du 15ème corps de Provence". On y trouve aussi la liste des quelques 270 Vauclusiens tués durant cette période.
Ce fut pour moi une agréable journée, que les organisateurs se voient ici remerciés.
Vous pouvez aller visiter le site de la maison d'édition "C'est à dire" http://cestadire.free.fr/spip.php?article59.
17 septembre 2009
Journée des association à Vaison la Romaine le 13/09/09
Le dimanche 13 septembre 2009 s'est déroulée la journée des associations à Vaison la Romaine.
La section des Anciens Combattants de Vaison la Romaine nous avait conviés à participer à cette manifestation puisque notre but à chacun est de maintenir le devoir de mémoire.
Le lieutenant Philippini, militaire d'active au 1er Régiment Etranger de cavalerie d'Orange avait également été convié.
04 septembre 2009
Article paru dans le Vaucluse Matin le 2 09 2009 méchoui de l'association
15 août 2009
Création de L'association " Les Poilus de Vaucluse "
Avec quelques amis, nous avons décidé de créer une association pour perpétuer la mémoire des générations qui ont connu la guerre de 1914/1918.
Cette association a pour nom " LES POILUS DE VAUCLUSE "
Nous organisons un Méchoui le 30 août 2009 à Vaison-la-Romaine pour faire "rentrer les premiers sous". Si vous souhaitez y participer contactez nous.
Voici l'article paru dans La Provence le 14 août 2009
07 juin 2009
François Seguin, superbe relique du 258eme RI
M. Pascal S. m'a fait parvenir les photos et objets ayant appartenus à François Seguin. Sa plaque d'identité nous fait savoir qu'il était Vauclusien de la classe 1901.
Cette capote a été donnée à François seguin en 1917, on peut lire le chiffre 258, c'est le régiment de réserve du 58éme RI d'Avignon. C'est une capote type Poiré, transitoire entre le 2éme et le 3éme type de ce modèle représentatif de l'année fin 1915 début 1916.
On peut voir sur la plaque de casque donné à tous les anciens combattants qu'il appartenait bien au 258éme RI
Après quelques recherches nous avons trouvé une citation qu'il reçut en 1917 :
"Soldat d'un courage à toute épreuve et d'une bravoure au dessus de toute éloge, toujours prêt à remplir, comme agent de liaison, les missions les plus dangereuses et délicates. Blessé grièvement en exécutant comme volontaire une reconnaissance des positions ennemies" (ordre général N°83 du 31 mars 1917)
Le 258ème fut dissous le 3 avril 1916 suite aux attaques du 20 mars 1916, sur le bois de Malancourt, où il disparut presque entièrement.
Des recherches sont en cours pour retrouver la trace de François Seguin, si vous avez des infos nous sommes preneurs.
06 juin 2009
Deleyrolle Léon compagnie 24/2 du 7eme génie
Léon Deleyrolle 1er à gauche, qui sont les autres ?
Je vous invite à aller voir le site de Franck que je remercie de partager ces documents avec nous. Vous trouverez d'autres infos sur son site.
http://franckdeleyrollgenea.free.fr/cariboost2/crbst_2.html#anchor-top
Léon Deleyrolle.
23 mai 2009
Unités ayant appartenues au 7eme régiment du génie.
Compagnie Dates de formation Départ aux armées
15/1 active 7 août 1914
15/2 active 7 août 1914
15/3 active 9 août 1914
15/4 4 août 1914 9 août 1914
15/5 12 août 1914
15/6 5 août 1914 19 octobre 1914
15/7 21 mars 1915 4 avril 1915
15/11 3 août 1914 9 août 1914
15/12 4 août 1914 20 août 1914
15/13 4 août 1914 12 octobre 1914
15/16 4 août 1914 13 août 1914
15/17 20 mai 1915 31 mai 1915
15/18 12 novembre 1915 16 novembre 1915
15/19 16 novembre 1915 16 novembre 1915
15/21 4 août 1914 13 août 1914
15/22 13 février 1915 13 février 1915
15/23 28 février 1915 1er Mars 1915
15/24 1er janvier 1915 1er janvier 1915
15/25 4 avril 1915
15/51 1er octobre 1915 1er octobre 1915
15/52 1er octobre 1915 1er octobre 1915
15/56 1er octobre 1915 Primitivement la 15/60T
15/57 1er octobre 1915 1er octobre 1915
15/61 1er octobre 1915 1er octobre 1915
15/62 1er octobre 1915 1er octobre 1915
15/71 10 août 1916 formée aux armées
15/73 3 août 1916 formée aux armées
23/1 3 août 1914 17 août 1914
23/2 14 juillet 1914
23/3 17 août 1914
23/4 21 Juillet 1914
23/21 23 juillet 1915 23 Juillet 1914
24/1 15 août 1914
24/2 13 août 1914
24/3 1er peloton 22 mars 1916
2eme peloton 25 février 1915
24/4 22 mars 1916 12 mai 1917
24/21 23 octobre 1915 23 octobre 1915
101 24 decembre 1915 29 décembre 1915
102 24 décembre 1915 29 décembre 1915
103 24 décembre 1915 29 décembre 1915
106 25 juillet 1916 26 juillet 1915
107 10 septembre 1916 22 septembre 1915
108 10 octobre 1916 25 octobre 1916
Travailleur Italien 16 janvier 1918 17 janvier 1918
Compagnie territoriale du 7éme génie d'avignon
Les compagnies territoriale du 7éme Génie d'Avignon.
Compagnies Dates de formation Départ aux armées
15/1 T ou A5 2 août 1914 14 octobre 1914
15/3 T 3 août 1914 29 octobre 1914
15/4 T 3 août 1914 12 octobre 1914
15/5 T 4 août 1914 4 mai 1915
15/6 T 6 août 1914 29 avril 1916
15/7 T 11 mai 1915 8 mai 1916
15/8 T 9 octobre 1915 8 mai 1916
15/10 T 15 novembre 1914 15 decembre 1914
15/15 T 23 février 1915 7 avril 1915
15/16 T 25 février 1915 7 avril 1915
15/40 T 3 avril 1916 17 avril 1916
15/60 T 1er octobre 1915 formée aux armées
Sections Divisionnaire:
A/1 4 août 1914 14 octobre 1914
A/2 28 septembre 1914 15 octobre 1914
A/3 27 mars 1915 8 avril 1915
A/4 29 mars 1915 30 mai 1915
M/5 T 27 octobre 1915 4 novembre 1914















