23 mai 2009
Compagnie de dépot du 7éme Génie d'Avignon
Compagnie de dépot du 7éme Génie d'Avignon
Compagnies Dates de création
D/26 3 août 1914
D/27 4 août 1914
D/28 4 août 1914
D/29
D/30 Compagnie d'active
D/11 T 4 août 1914
D/12 T 4 août 1914
S.H.R Compagnie active
Sections et Compagnies de Projecteurs du 7éme régiment du génie d'Avignon
Sections et Compagnie Date de formation Départ aux armées
22° section 19 août 1916 formée aux armées
29° section 16 août 1916 formée aux armées
53° section 18 août 1916 formée aux armées
56° section 29 août 1916 formée aux armées
61° section 18 août 1916 formée aux armées
67° section 20 août 1916 formée aux armées
69° section 19 août 1916 formée aux armées
123° section 13 août 1916 formée aux armées
126° section 13 août 1916 formée aux armées
132° section 18 août 1916 formée aux armées
133° section 15 août 1916 formée aux armées
190° section 18 août 1916 formée aux armées
203° section A.P. 18 août 1916 formée aux armées
212° section 17 août 1916 formée aux armées
3° section A.P. 24 juin 1915 formée aux armées
5° groupe de Div. 23 avril 1915 formée aux armées
12° section A.P. 15 août 1915 formée aux armées
21° section A.P. 21 juin 1915 21 juin 1915
29° division 28 novembre 1914 28 novembre 1915
37° division 28 novembre 1914 28 novembre 1915
53° division 25 mai 1915 formée aux armées
69° division 1er avril 1915 formée aux armées
72° division 21 juin 1915 formée aux armées
88° section 4 décembre 1915 4 décembre 1915
22 mai 2009
Compangies S.N, Travailleurs coloniaux, Télégraphistes et Cantonniers
Compagnie Dates de formation Départ aux armées
S.N.1. 5 avril 1917 5 avril 1917
Travailleur Coloniaux
L. 1 23 septembre 1916 10 octobre 1916
L. 2 18 octobre 1916 29 novembre 1916
L. 3 17 novembre 1916 17 decembre 1916
L. 4 24 novembre 1916 10 janvier 1917
L. 11 13 juillet 1916 30 septembre 1916
L. 12 23 septembre 1916 20 octobre 1916
L. 13 2 novembre 1916 29 novembre 1916
L. 14 6 decembre 1916 5 janvier 1917
P. 1 20 mai 1916 3 juin 1916
P. 2 25 mai 1916 3 juin 1916
P. 11 9 Juin 1916 17 juin 1916
Compagnies de télégraphiste
65° Division 2 août 1914 20 août 1914
75° Division
Cantonniers
5° compagnie 28 janvier 1915 28 Janvier 1915
15° compagnie 23 novembre 1915 10 decembre 1915
C.33 16 février 1916 16 février 1916
13 mai 2009
Gaston Bringuier un Héraultais au 58eme
Madame A. Guillaume m'a fait parvenir la photo de son oncle, prise probablement peu de temps avant le debut de la guerre.
Il n'y avait pas que des Vauclusiens au 58eme. Mon oncle Gaston Bringuier (domicilié dans l'Hérault) en faisait parti et a disparu le 11/08/1914 au combat de Lagarde.
Sa disparition a été officialisée le 20/05/1920 par un communiqué très laconique du service des pensions.
Gaston serait le 3ème en partant de la droite. Celui qui est couché en bas, à gauche aurait été avec son oncle quand les Uhlans ont pilonné le cimetière de Lagarde. Il a été blessé au cours du combat. Il a toujours dit à sa grand-mère qu’à la fin du combat il avait appelé son ami…mais en vain.
Comme beaucoup de ses camarades Gaston Bringuier n'aura pas de tombe individuelle dans le petit cimetiére de Lagarde ; il repose trés probablement dans les fosses communes qui se trouvent au fond de celui ci.
Article de presse avril 2009
10 mai 2009
Les chefs de corps successif du 58eme RI
Voici la liste successive des chefs de corps qui on occupé le commendemant du 58eme
Le 58éme est commandé par le Colonel Jaguin le 2 août 1914. Jaguin blessé par éclat d'obus le 10 septembre 1914 et remplacé par le commandant Delpuech du 3éme bataillon du 58éme.
Le chef de bataillon De Mougins de Roguefort prend le commandement le 02 octobre 1914
Le Capitaine De Frayssinet prend le commandement du 58éme le 7 décembre 1914.
Le chef de bataillon Erulin du 82éme RI passe au 58éme et en prend le commandement le 13 décembre 1914. Promu lieut colonel le 03/01/1915
Le lieut colonel Erulin quitte le 58éme le 03/01/1915, le commandant Peyre du 3éme Bataillon du 58éme prend le commandement.
Le commandant Acquaviva prend le commandement du 58éme le 06/01/1915.
Le commandant Fourlinnie passe au 58éme et en prend le commandement le 10/01/1915.
Le chef de bataillon Rey passe au 58éme et prend le commandement le 14/01/1915 et le quitte le 17/01/1915 le commandant Fourlinnie reprend le commandement du 58éme ce même jour.
Le Lieutenant Colonel Czarvas du 9éme RI passe et prend le commandement du 58éme le 22/01/1915, Fourlinnie prend le 2éme bataillon du 58éme.
Le 04/06/1915 le Lieutenant Colonel Czarvas est victimes d'un accident de cheval, est évacué, le chef de bataillon Fourlinie prend le commandement du régiment.
Le 10/06/1915 Fourlinie reçoit le commandement par intérim du Régiment sur ordre du général commandent en chef.
Le 02/07/1915 fourlinie est promu au grade de Lieutenant Colonel et garde le commandement du 58éme.
Entre temps le Lieutenant Colonel Czarvas pas du 58éme au 72eme RI.
Poéme écrit par Lacour Henri de Villedieu
Voici un poéme écrit par Lacour Henri de Villedieu, qui l' a probablement recopié car on trouve plusieurs de ces poémes qui comportent quelques petites differences.
Bonne lecture.
20 avril 2009
pour répondre à LUC son mail n'est pas valide???
Bonsoir Monsieur Ra..... Luc,
je voulais vous répondre par mail mais celui ci n'est pas valide ??? j'espere que vous lirez cette réponse?
Vous avez bien de la chance de posséder une telle malle ! Alors les chiffres correspondent au 7éme régiment du Génie stationné en Avignon (Vaucluse), 15eme compagnie 5eme section Territorial, ces territoriaux étaient des hommes de plus de 35 ans en général. cette compagnie fut créé le 4 août 1914 et fut envoyé au front le 4 mai 1915. C'est pour le moment les seules informations que je puisse vous donner. Pour le Nom je vous laisse faire les recherches, Besseges est un village situé dans le Gard. c'est probablement la malle d'un officier de cette section ?
(merci a luc pour cette photo)
Thomas
04 janvier 2009
Parcours du 58eme d'infanterie durant la guerre.
(collection privé S.Alain, merci)
La mobilisation. Avignon, départ le 5 et 6 août 1914.
Le 58° en Lorraine, le 7 août 1914, il débarque à Vézelise.
Combat de la Garde, le 11 août 1914 ou il perd le 3eme bataillon en entier.
Combat de la Foret de Bride et Koeking, le 19 août 1914.
Combat de Dieuze, le 20 août 1914, c'est la retraite avec tout ce qu'il reste du XVeme corps d'armée.
Affaire de Mont sur Meurthe, le 26 août 1914.
Bataille de la Marne. Mogneville: 9 septembre, château de Faux-Miroir: 10 septembre.
La poursuite : du 11 au 30 septembre.
Attaque des 16 et 17 Novembre 1914. Cote 277, Malimbois. il reste dans ce secteur jusqu'au 19 décembre
Le 22 décembre il occupe les tranchées de Bethincourt et de Forges.
Attaque du 21 février 1915. Bois en Hache, bois des Forges.
Le 5 mai, la 30eme division quitte Bethincourt, le 58eme se porte dans le secteur Virginie-Massiges.
Ville-sur-Tourbe, du 13 juin au 12 août 1915.
Offensive de Champagne, du 25 septembre à fin octobre, Meurival, Pontavel, Bois des Buttes, Barry-au-Bac, le 5 octobre dans les boyaux de Limagne et de la Martinique, le 8 octobre à la Butte de Souain.
Le 58° devant Reims, du 6 novembre au 20 mars 1916 dans le sous-secteur de la route de Cernay et la butte de tir.
Secteur de Sillery du 7 avril au 6 juin 1916, bois des Zouaves.
Verdun le 58eme prend des camions automobile le 21 juin et suit la "Voie Sacrée", il tient les position du Bois d'Haudremont, le Bois Navé, Ravin de la couleuvre et le bois en T. Il quitte le secteur de Verdun le 16 août 1916.
Secteur de Soissons puis celui de Craonne-Craonelle de septembre à novembre.
Toulouse fin décembre et embarque à Marseille le 16 janvier 1917 et le 18 janvier le reste du régiment embarque à Toulon .
Arrivée à Salonique le 25 janvier pour s'instaler dans le camps de Zeitanlick du 25 janvier au 7 février 1917.
Secteur d' Osin du 21 mars au 21 mai 1917.
Attaque de Srka di Legen. Réaction de l' ennemi du 6 mai au 21 mai.
Expédition d' Athenes du 8 au 12 juin.
Occupation d' Athenes le 25 juin.
Le 58° dans le secteur à l' Ouest de Monastir les 29 et 30 juillet au 23 septembre 1917.
Coup de main du 3 Septembre 1917 sur le Saillant bulgare de Kiel, près de Bratindol.
1918. Coup de main du 5 Mars sur les tranchées bulgares de Hambourg.
Opérations offensives contre les Bulgares 9 octobre. Poursuite.
Le 58° rentre en Bulgarie le 30 octobre
Après l' Armistice. Passage du Danube dans la nuit du 10 au 11 novembre 1918. Le 58° rentre en Roumanie le 11.
1919. Le 58° en Bessarabie et en Russie du 3 février au 12 juin 1919 date de la dissolution du 58eme régiment d'infanterie.
02 janvier 2009
Mort de Rossignol Henri de Faucon (Vaucluse)
Récit extrait du carnet d’André Martin Laval soldat téléphoniste au 58e RI d’Avignon. Il y décrit la fin tragique de Rossignol Henri né le 02/06/1891, jeune Fauconnais mort pour la France.

Rossignol Henri (3eme en partant de la gauche, le 4eme est l'auteur du carnet )
Nous sommes le 19 octobre 1915 le 58e RI se trouve dans le secteur de Perthes-les-Hurlus dans la Marne.
19 octobre 1915
Réveil à 4h30 pour tour de garde, toujours bombardés toute la nuit, mais j’ai bien dormi quand même. Vais réveiller équipe réparation et répare ligne 2e bataillon. Bresset part encore sur ligne 2e groupe. Un bataillon du 61e vient relever le 1er bataillon de notre 58e. A quand la relève des téléphonistes ! Cassant dit Rapide vient, malgré marmitage porter lettre et colis dont un pour moi. Au moment de repartir comme ça tombe dur, il entre dans l’abri où nous faisons causette. Rossignol en train de réparer ligne vient aussi s’abriter, ainsi que le maître pointeur canonnier Chabot qui venait m’apporter une magnéto de rechange.
Suis encore abruti par l’horrible catastrophe. Quelle secousse, quel choc ! Depuis une heure longue comme un siècle, nous étions l’objet d’un marmitage en règle, et complètement encadrés, à cause fusées lancées par avions boches. J’étais à mon poste l’écouteur à l’oreille. Dans notre abri précaire, nous discutions pour savoir son degré de solidité et nous n’avions guère confiance. Le tir se précisant et devenant plus intense, je me recommande à Dieu tout Puissant et je cesse la réparation de la magnéto qu’un maître pointeur du 2e groupe du 19e (Chabot) avait portée ainsi qu’une sonnerie. En rigolant je mets une caisse à fusées pour canon de 58 de tranchées sur mes genoux comme pare-éclat.
Explosion formidable, je sens brûlure sur la figure. Assourdi, je ne vois plus rien. Terre, éclats, tout s’écroule, cailloux. J’essaie mon téléphone, mais il est en marmelade et tout est coupé. J’appelle Cohen que je venais d’envoyer porter un pli au Colonel, pas de réponse. J’allais rester au téléphone, mais devant ce silence, je veux sortir pour voir Cohen que je crois tué. A ce moment Rossignol pousse un cri terrible, puis : Adieu et meurt. Cassant ne donne plus signe de vie. Rossignol a la poitrine ouverte, Cassant a la mâchoire fracassée, la main abimé, la poitrine abimée, Camille a la cuisse abimé et Chabot les deux genoux emportés.
Les survivants crient. L’artilleur sort en rampant. Affolé je cours dehors chercher du secours, mais je ne vois plus rien, bombardement toujours intense. Je tombe dans les bras du capitaine Lapenne qui me foure dans la sape de Kemeneur et me déshabille pour voir si je n’ai rien. Heureusement, grâce à Dieu, je n’ai qu’un petit éclat au bras gauche. Le Capitaine Lapenne me fait boire du rhum. Cohen s’était couché et il n’a rien eu. Je me ressaisis et je sors pour voir, mais je tombe sur Rabarin et Paygnot presque fous devant ce spectacle de l’abri, Debrieu aussi. C’est horrible, Rossignol a encore quelques râles. Camille est inquiet sur ces camarades dont il ignore le sort. Et Martin ? demande t’il ? Brave Camille ! Quelle énergie ! Cassant a une fracture multiple du tibia, il a la lèvre tuméfiée, il est blessé à la main qui est traversée. Pauvre Rapide ? Camille a eu l’énergie de se traîner jusqu’à l’abri du colonel, mon bras gauche me fait mal. Pendant ce temps, Rapide et les copains, sous les marmites emportent les blessés à Sadorna (?) ou Raillard les soigne de son mieux. Le Colonel donne l’ordre de faire une sape pour nous et commande 2O poilus mais c’est trop tard. Je quitte Kemeneur et vais voir les copains. Crise de larmes. Longue conversation en famille. Le Lieutenant Bonneton nous envoie ses condoléances par écrit. Divers viennent présenter sympathies. C’est comme si nous avions perdu des membres de notre famille, et l’on sait que nous vivions tous comme des frères. Rabarin très chic propose à Paygnot qui accepte de m’envoyer à la Baignoire remplacer ce cher Rapide. J’y vais en vitesse avec équipement de fortune. Quel dommage de ne plus avoir de Kodak. Les camarades m’empêchent de rentrer dans l’abri, où la plupart des choses qui m’appartiennent sont détruites et couvertes de sang et de débris de chair humaine. Je pars pour la Baignoire avec mon équipement de fortune. Debrieu, Aude, et Delmeur (bois en Hâche) vont à la soupe, puis à l’ordinaire. Cogne mais nous arrivons sains et saufs. Souper en famille. Longue causette avec gnole, coucher tard. Bon abri (rondins, rails, 8000 sacs à terre). C’est un abri boche transformé, très bien arrangé, c’est le poste du Général et nous y sommes deux téléphonistes. Je fais vœu d’aller à la Grotte Sainte de Lourdes pour remercier la Vierge Miraculeuse de son intention. Je renouvelle aussi celui d’aller (si possible) neuf jour de suite à pied à N.D de la Garde et d’y faire la sainte communion. Enfin je remercie le Dieu tout puissant du miracle qu’il vient d’accomplir en ma faveur et dont j’étais si loin d’être digne. Aude et Bresset sont remués par cette intervention de la divine providence et je comprends que leur Foi en est grandie. D’autres aussi prononcent les mots de miracle et de providence. Puissent-ils croire pour toujours et avoir la Foi qui sauve de tout. Mon Dieu, je crois en vous ! Fiat volontas Tua !









